mardi 11 avril 2017

Dimanche des Rameaux –9-4-17– Mat 21, 1-11





Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin”. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »                                                     
« Seigneur notre Roi, viens nous sauver »
Cet évangile nous le connaissons bien. D’abord il nous montre qui est Jésus : Le Fils de David, le Béni de Dieu, « celui qui vient au nom du Seigneur », « le prophète Jésus, de Nazareth ».
Nous pouvons encore ajouter d’autres titres, que nous trouvons dans l’Evangile : « Le Fils du Très Haut, l’Agneau de Dieu, le Fils de l’homme ». Mais surtout, nous nous demandons : qui est Jésus pour moi ? Quel nom je préfère lui donner ? Car Jésus est mon ami. C’est important d’avoir un nom à nous, pour l’appeler avec amitié, et pour lui parler personnellement.
Jésus est le Fils de Dieu, qui vient nous sauver. Celui que le prophète a annoncé, Le Roi du monde. Mais Il n’est pas Roi, comme les autres. Rappelons-nous ce que nous avons dit, le dimanche du Christ-Roi (voir  le volume 3). C’est un Roi plein de bonté. Il n’écrase pas les autres. Au contraire, Il vient relever ceux qui sont tombés. Ce n’est pas un chef de guerre. Il n’entre pas à Jérusalem sur un cheval de guerre. Il vient sur un petit âne, plein d’humilité. Comme le dit le prophète Zacharie (9,9) : »Jérusalem, voici que ton Roi vient à toi, plein d’humilité. Assis sur une ânesse, et un petit âne, né pour servir”. Nous nous laissons toucher par cette parole, c’est vraiment ce que Jésus a fait : Il est né pour servir. C’est aussi ce que nous avons à faire.
Jésus a beaucoup d’amis, Il n’a pas de problème pour trouver un âne. Il envoie seulement ses apôtres dire : « Le Seigneur en a besoin ». Si nous sommes bons comme Jésus, dans nos difficultés, nous aurons des amis pour nous aider.
Jésus dit à ses disciples, qu’Il va être tué. Ceux-ci ne Le comprennent pas. Malgré tout, Jésus leur fait confiance. Il les fait participer à sa mission. Par exemple, quand Il leur dit d’aller chercher une ânesse, avec son petit âne. Ou ensuite, pour préparer le repas de la Pâque. Nous aussi, notre cœur est souvent fermé à la Parole de Dieu. Nous ne la comprenons pas. Ou même parfois, nous ne voulons pas la comprendre. Malgré tout, Jésus continue de nous appeler, pour continuer à travailler avec Lui. Aujourd’hui, nous voulons nous réveiller. Pour dire au Seigneur que nous voulons Le suivre, dans toute notre vie. Et travailler avec Lui, pour faire grandir son Royaume parmi nousz.
Jésus n’envoie jamais un disciple tout seul. Il les envoie toujours deux par deux, comme Il les a envoyés annoncer l’Evangile (Luc 10, 1). C’est ensemble, dans l’amitié, que nous pouvons faire le travail de Dieu.
Une grande foule acclame Jésus. Ils chantent : » Hosanna », c'est-à-dire  « sauve ! ». Et c’est bien  ce que Jésus est venu faire. Pour faire honneur à Jésus, les gens mettent leur manteau sur la route, pour qu’Il ne marche pas sur la terre. Ils coupent des branches d’arbres, et ils le mettent sur le chemin. Nous aussi, le dimanche des Rameaux nous coupons des branches d’arbres. Cela veut dire que nous voulons rendre hommage à Jésus dans toute notre vie. Sinon, ça ne sert à rien.
La foule a vu les bonnes choses que Jésus a faites. C’est pour cela qu’ils Le chantent. Mais nous, est-ce que nous savons voir les bonnes choses, que Jésus fait dans notre monde d’aujourd’hui ? Est-ce que nous Lui disons merci ?
Est-ce que nous Le faisons connaitre aux autres, comme la foule qui explique aux étrangers : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée » (n° 11) ? Pour acclamer Jésus, il y a les disciples, mais aussi la foule. C’est tous ensemble, que nous voulons annoncer la Parole de Dieu, et construire notre ville. Pour le bien de tous. Il s’agit de faire entrer Jésus dans nos quartiers, comme Il est rentré dans la ville de Jérusalem.
Il  y a aussi les animaux : l’ânesse et son petit. Et il y a la nature : les branches d’arbres. Cela nous montre que Jésus n’est pas seulement notre Roi, ni même le Roi de tous les hommes. Il est le Roi de l’univers, le Roi du monde entier. Si nous croyons en Jésus, nous devons aussi respecter le monde que Dieu a créé. Respecter les animaux, ne pas les faire souffrir inutilement. Protéger notre terre que trop souvent, nous cassons et salissons. Lutter contre la disparition des forêts et l’avancée du désert, les feux de brousse. Arrêter de tuer tous les animaux et tous les poissons dans la mer, etc. Pour plus de renseignements, voir mon site http://armel.duteil.free.fr. Taper le mot « ecologie » dans le cadre : recherche sur le site, en haut à gauche.
Toute la ville est agitée, parce que Jésus vient remuer la foule. Il lui demande de bouger et d’avancer. Nous les chrétiens, nous sommes souvent trop gentils. Nous voulons être tranquilles, sans problèmes, et sans inquiétude. Nous voulons bien nous entendre avec tout le monde. Mais Jésus est venu mettre les choses à l’envers. Il est venu changer le monde. Il nous demande de changer notre vie, sans avoir peur des réactions, comme Lui-même l’a fait. Qu’est-ce que je fais pour changer vie de famille, mon quartier, là où je travaille, là où je vais avec mes amis ?
La foule acclame Jésus. Mais quelques jours plus tard, poussés par les prêtres, ils diront à Pilate : « Tue-le sur la croix ». Cela arrive souvent. Des gens prient Dieu. Mais dès qu’il y a un problème, et que des gens mauvais viennent les conseiller, ils changent d’idées. Et ils oublient le chemin de Dieu. Nous nous étonnons parfois, que nos amis et nos frères nous abandonnent. Mais nous-mêmes, sommes-nous prêts à suivre Jésus, même dans la souffrance et les difficultés ?                                                   
« Merci Seigneur notre Roi, pour tout ce que Tu fais pour nous »
La première lecture de la fête des Rameaux (Philippiens 2, 6 à 11) nous dit : «  Jésus est Fils de Dieu, depuis toujours. Mais Il n’a pas voulu se jeter sur sa dignité de Fils de Dieu, pour être égal à Dieu. Au contraire, Il a tout laissé. Il s’est fait serviteur. Il est devenu semblable aux autres hommes, et Il a été reconnu comme un homme. Il s’est abaissé encore plus, Il a obéi à Dieu jusqu’à la mort, et la mort des esclaves sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a relevé, Il lui a donné un nom, qui est au-dessus de tous les noms. Quand ils entendent le nom de Jésus, tous les êtres se mettent à genoux, dans le ciel, sur la terre et sous la terre. Et toutes les langues disent que le Seigneur, c’est Jésus Christ, pour la gloire de Dieu son Père ». Donc Jésus s’est fait entièrement homme, comme nous. Il s’est abaissé. Il a souffert pour sauver les hommes. Il est mort pour sauver les hommes du monde entier, et de tous les temps. C’est pourquoi Dieu l’a ressuscité.
-Ce que Dieu a fait pour Jésus qui s’est fait homme, Il continue à le faire pour chacun des hommes. Surtout dans la vie des petits et des pauvres, et de tous ceux qui souffrent de l’injustice et de la méchanceté des hommes. Tous ceux qui sont exploités et dont on profite, en les faisant travailler pour rien et en devenant riches sur leur dos. Dieu continue à partager la vie des hommes.
C’est pourquoi, chacun d’entre nous, nous voulons suivre l’exemple de Jésus, et donner notre vie pour nos frères et pour nos sœurs. Nous portons nos propres souffrances, mais aussi les souffrances des autres, surtout de ceux qui souffrent injustement. Comme l’a écrit Blaise Pascal : « Jésus continue à souffrir et à mourir jusqu’à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps-là ». C’est à nous aujourd’hui, de redonner courage à tous ceux qui sont écrasés.
-Cette lecture nous demande aussi, de laisser le péché. Dieu a créé Adam et Eve à son image, mais ils ont péché. Ils ont voulu devenir comme des dieux, comme le leur a dit Satan (Genèse 3, 5). Et alors, ils sont tombés dans le péché et dans la souffrance. Jésus a fait juste le contraire : Il n’a pas voulu se montrer égal à Dieu, alors qu’Il est vraiment le Fils de Dieu. Il s’est abaissé jusqu’à devenir un homme, jusqu’à la mort, et jusqu’à la mort des esclaves. C’est pour cela que Dieu l’a relevé. Il l’a ressuscité, et Il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, le nom de Dieu Lui-même. Justement parce qu’Il s’est abaissé et humilié. Pour que tous les hommes se mettent à genoux devant Lui. Et aussi les êtres du ciel : aussi bien les bons anges que les mauvais anges, les génies, les esprits et tous les démons. Et tous les êtres de la terre : Tous les hommes, sans oublier personne. Mais aussi les plantes et les animaux qu’Il a sauvés. Car Il a sauvé toute la création. Et donc aussi tout ce qu’il y a sous la terre : tous nos morts qui sont enterrés, tous nos ancêtres, sans oublier personne. C’est cela le chemin qui nous sauve, nous aussi : laisser le péché et nous abaisser, devant Dieu et devant nos frères.
Voilà les deux choses que cette lecture nous demande :
1) Vivre nos souffrances dans la foi. Et partager la souffrance de nos frères. Tout faire pour les libérer, surtout ceux qui souffrent le plus.
2) Laisser le péché et nous humilier devant Dieu et devant nos frères pour être relevés. Comme disait Jésus : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir. Et pour donner ma vie, pour le plus grand nombre des hommes »
 La souffrance et la mort de Jésus 

Après le récit de l’entrée de Jésus à Jérusalem et la procession aux  Rameaux, l’Eglise nous fait revivre les souffrances et la mort de Jésus. Nous avons prié cet évènement, chaque vendredi au chemin de croix, pendant le carême. Aujourd’hui cherchons à le vivre d’une manière plus forte, pour découvrir plus profondément l’amour du Seigneur. Demandons-nous : comment vivre nos souffrances dans la foi ? Et comment soutenir ceux qui sont autour de nous, comme l’ont faits Simon de Cyrène et les femmes de Jérusalem ? Comme le deuxième voleur, ayons confiance dans la bonté et le pardon du Seigneur.
La Fête de Pâques approche. Bien sûr Jésus est croyant, il est aussi homme de son Peuple. Il veut donc célébrer cette fête des juifs, où on se rappelle ce que Dieu a pour libérer son peuple qui était esclave en Egypte. Pour faire alliance avec lui, et le faire entrer dans la terre qu’il lui a promise.
En même temps Jésus sait qu’il va mourir. S’il meurt pendant ces fêtes de Pâques, c’est parce qu’il est l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. Comme l’agneau de Pâques, au temps de Moïse, a libéré le peuple. Jésus c’est celui qui va nous sauver par son sang, celui qui nourrit nos cœurs par son Corps dans la communion, et qui nous donne de vivre en communion avec Dieu et avec nos frères ; Celui qui nous fait entrer dans une Alliance nouvelle et éternelle, une Alliance d’amour et de paix. Qui nous libère, avec tous les hommes, dans toute notre vie et pour toujours.
Jésus nous aime jusqu’au bout, il veut sauver tous les hommes. Y compris les plus grands pécheurs, et les plus pauvres. C’est pourquoi, il va mourir cloué sur une croix. C’est la mort des esclaves, la mort la plus honteuse. Et aussi celle qui fait le plus souffrir, car elle dure très longtemps, dans de très grandes souffrances. Jésus se met du côté des plus petits de la société. Et du côté de ceux qui souffrent le plus. Jésus n’a fait que le bien pendant toute sa vie. Il a enseigné le peuple, pour lui montrer le chemin qui sauve les hommes. Mais les prêtres de sa propre religion, et les chefs de son propre peuple, le font condamner à mort. Les pharisiens ne veulent pas l’écouter parce qu’ils ne veulent pas changer leurs habitudes. Et aussi parce qu’ils veulent garder leur pouvoir, et qu’ils sont enfermés dans leur orgueil. Pourtant, ils savent bien que Jésus est un homme juste et bon. Et qu’il est aimé de tout le peuple. C’est pour cela qu’ils ont peur de l’arrêter pendant la fête de Pâques, pourtant c’est ce qu’ils vont faire finalement.
Voir mon livre de commentaires de la semaine Sainte. A retrouver également sur mon site.
« Merci Seigneur de donner ta vie pour nous sauver »

lundi 10 avril 2017

Samedi 8_4_17 – Jean 11, 45 à 57 : Les chefs des juifs cherchent à tuer Jésus




Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. » Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ; vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.
La fête juive de la Pâques était proche. Notre fête de Pâques à nous aussi est très proche. Il nous reste seulement une semaine. Comment allons-nous nous purifier, nous préparer. Prépare les autres, les catéchumènes
Qui est Jésus ?
1.      Jésus a partagé toute notre vie avec nos souffrances et nos difficultés. Il a la puissance de Dieu. Pourtant il accepte d’être poursuivi. Quand les gens sont contre nous et que nous devons nous cacher, Jésus comprend nos difficultés et nos souffrances. Il est avec nous. 
2.      Comme l’a prophétisé Caïphe, le grand prêtre, Jésus est mort pour sauver le peuple. Pas seulement le peuple juif mais « pour rassembler tous les enfants de Dieu dispersés, en une seule famille ». Tous
3.      Jésus se retire au désert avec ses disciples. Jésus ne reste jamais seul, en égoïste. Il partage toute sa vie avec ses disciples. Il vit en communauté.
Que faire ?
1.      D’abord regarder Jésus, pour avoir le même courage que Lui dans nos difficultés. Mais aussi avoir la même intelligence, et la même prudence, pour nous cacher et échapper à nos ennemis quand c’est nécessaire.
2.      Très souvent, quand nous faisons le bien, des jaloux disent du mal contre nous et salissent notre nom, comme les juifs l’ont fait pour Jésus (46). Comment garder la paix dans notre cœur à ce moment-là, et continuer à faire le bien comme Jésus ?
3.      Sommes-nous capables de supporter la souffrance pour le bien de notre peuple, sans nous décourager ?efforts
4.      « Jésus est mort pour rassembler les enfants de Dieu dispersés, en une seule famille ». Que faisons-nous pour faire tomber les barrières, entre les ethnies, les religions et les différents groupes de la société ? Cherchons-nous à rassembler ceux qui nous entourent dans l’amour de Dieu, sans choisir et sans rejeter personne ? Que faire pour cela ?
Jésus est resté avec ses disciples. Est-ce que je me retrouve en communauté avec mes frères et sœurs chrétiens, dans les CEB (communauté de quartier), les groupes ou les mouvements? Que faisons-nous alors tous ensemble ? Sommes-nous ouverts aux autres ?
Pensons-nous aux autres, à les aider, à les rendre heureux, ou bien pensons-nous seulement à nous !

5.      A l’approche de Pâques, à Jérusalem, beaucoup de gens cherchaient Jésus. Et nous, cherchons-nous Jésus ? Comment ? Est-ce que nous ne nous contentons pas trop souvent de prières et d’habitudes chrétiennes, sans chercher à aller plus loin pour transformer notre vie, aimer tout le monde sans distinction, et construire ensemble un monde nouveau ? Comment allons-nous nous ressusciter à une vie nouvelle à Pâques ? Allons-nous construire un monde nouveau, comme le dit Dieu lui-même : « Voici que je vais construire des cieux nouveaux et une terre nouvelle, où la justice habitera » (2ème de Pierre, 3, 13)
6.      Dieu nous choisit comme Jean Baptiste pour faire connaître Jésus  à nos frères en toute vérité (42).

Demain Journée mondiale de la jeunesse

Vendredi 7-4-17 (Jean 10, 31-42) : Les juifs rejettent Jésus





De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.
« Jésus, fait grandir en nous la foi »
Qui est Jésus ?
1.      Jésus est courageux. Il dit clairement : « je suis le Fils de Dieu ». Pourtant Il sait qu’en disant cela, les juifs vont tout faire pour le tuer. Mais Il est vrai dans toute sa vie.
2.      Quelles sont les choses que Jésus a faites, et qui nous touchent le plus ?
3.      Jésus nous fait entrer au cœur même de Dieu (La Trinité) : « Le Père est en moi, et moi je suis dans le Père ». Dieu est Amour. Nous lui disons merci de se faire connaître ainsi à nous. Nous lui disons merci, pour tout ce qu’Il fait pour nous.
4.      Je regarde cette rencontre entre Jésus et des Juifs. Je regarde ce qu’ils font, j’écoute leurs paroles, je pense aux sentiments qui les habitent. Jésus est en danger de mort. On veut le tuer à coups de cailloux. Il ne s’agit pas seulement d’une dispute. Il n’y a plus de place pour la parole de Jésus dans ce monde : on ne veut plus l’écouter. Je pense à la situation très difficile que vit Jésus.
5.      Quels sont les sentiments qui montent en moi : de la colère ? de la peur ? de la tristesse ? de l’incompréhension ? etc.
6.      Je regarde Jésus. Comment regarde-t-il ces hommes qui le condamnent ? Comment répond-il à leurs accusations ?
Que faire : 
1.      Dieu a dit aux hommes : « Vous êtes des dieux ». Nous sommes vraiment les enfants de Dieu. Comment garder notre dignité d’enfant de Dieu ? Comment vivre en enfant de Dieu ?
2.      Dieu nous choisit comme Jean Baptiste, pour faire connaître Jésus à nos frères, en toute vérité. Mais d’abord croyons-nous vraiment en Jésus ? Qu’est-ce que cela change dans notre vie ? En quoi avons-nous changé pendant ce Carême ?
3.      Dieu nous envoie dans le monde. Comment sortir de nous-mêmes et de nos groupes chrétiens, pour apporter la parole et l’amour de Dieu à ceux qui ne sont pas chrétiens, et transformer notre société ?
4.      Les bonnes actions. Quelles sont les œuvres de Dieu que nous pouvons faire, là où nous vivons. Selon les qualités que Dieu nous a données, même si nous ne pouvons pas faire de miracles ?
5.      Si je suis attaqué comme Jésus, est-ce que je me conduis comme Lui ? Je parle à Jésus de ce que je suis, je lui pose mes questions. Je lui parle de ce que je ne comprends pas, de mes colères, de mes désirs… Je peux lui demander la confiance.
« Merci Seigneur, pour tout ce que tu fais pour nous »

Jeudi 6-4-17 (Jean 8, 51-59) : Jésus et Abraham





Jésus disait à la foule : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
« Jésus, sauve-nous de la mort du cœur et de l’esprit »
Qui est Jésus ? « Je suis ». C’est le nom que Dieu Lui-même s’est donné, pour répondre à Moïse. Jésus est vraiment le Fils de Dieu. Totalement uni à son Père.
 Et c’est Dieu lui-même qui rend gloire à Jésus.
 Les juifs veulent tuer Jésus à coup de cailloux, mais Lui s’échappe. Personne ne peut mettre la main sur Jésus. Jésus est le Vivant. Dieu l’a ressuscité, après sa mort sur la croix. C’est Lui qui nous fait vivre.
Cette longue discussion de Jésus avec les Juifs, que nous avons méditée plusieurs jours,  arrive à sa fin. Que dit Jésus ? D’abord Il dit qu’il est le Vivant. Et qu’Il veut nous faire tous vivre, de la vie même de Dieu. C’est vraiment sûr, comme le dit Jésus : « Celui qui me rend gloire, c’est mon Père que je connais ». Jésus est le Vivant depuis toujours. C’est pour cela qu’Abraham l’a vu et en a été très heureux ».
Que faire ? Etre heureux de connaître Jésus, comme Abraham. Sommes-nous heureux de Le connaître ? Chercher à connaitre Dieu le mieux possible et à L’aimer de tout notre cœur, comme Jésus. Nous sommes enfants de Dieu. Il est donc nécessaire de vivre en vrais enfants de Dieu car Dieu est Amour. Et ce que le Père veut c’est l’amour.
Ecouter Jésus. « Celui qui obéit à ce que je dis, il ne mourra jamais ». Mais pour cela, nous cherchons à vivre comme Jésus lui-même.
Obéir aux paroles de Jésus. A ce moment-là, nous vivrons pour toujours. Ce que Jésus nous demande, c’est de vivre dans la vérité de Dieu, quelles que soient les difficultés que nous rencontrons
Enseigner la Parole de Dieu, comme Jésus, même si les gens ne nous comprennent pas. Ou même s’ils sont contre nous. Cherchons-nous à Le faire connaître, à ceux qui nous entourent ?
 Des gens nous disent « Tu as un esprit mauvais ». C’est une parole que nous entendons souvent. Quand il y a un problème, une maladie, une mort ou un accident, on cherche qui a envoyé ce malheur. On cherche un responsable, on accuse les gens d’avoir un esprit mauvais, d’être des hommes de la nuit, qui ne sont pas clairs, d’avoir un mauvais œil et beaucoup d’autres choses. Bien sûr, si nous sommes enfants de Dieu, nous devons à tout prix laisser toutes ces accusations, qui sont directement contre l’amour de Dieu, et dont nous ne sommes même pas sûrs. Nous devons, d’abord nous-mêmes, rejeter toutes ces pensées de magie, de malédiction, de maraboutage et de sorcellerie. Sinon nous sommes les juifs qui ont rejeté Jésus, en l’accusant d’être mauvais, nous refusons Dieu.
Nous cherchons la gloire de Dieu, pas celle des hommes. Les juifs demandent à Jésus : pour qui te prends-tu ? Nous savons que Jésus est un prophète. Il ne nous fera pas vivre seulement après notre mort, mais déjà maintenant, aujourd’hui. Mais il s’agit de connaitre Jésus personnellement, d’être heureux de le connaître comme Abraham, de méditer sa Parole, et de la mettre en pratique chaque jour.
Jésus est venu pour sauver tous les hommes. Les juifs, fils de la promesse en premier. Que signifie être descendants d’Abraham, être du Christ, pour nous chrétiens ?
« Merci Seigneur, de nous faire vivre de ta vie »